Evolution du couple dans la famille

 


I) le couple et le mariage      

   Traditionnellement point de départ de la fondation d'une famille et réputé durer jusqu'à la mort de l'un des conjoints, le mariage est aujourd'hui de moins en moins fréquent. Il n’est plus aussi réputé qu’au début du siècle dernier, alors que le divorce, lui, ne cesse d'augmenter. Symbole de cette évolution, le PACS entré en vigueur en 2000.

 

Au fil des décennies, le mariage n'a cessé de décliner : alors qu'en 1970 les maires célébraient près de 400 000 mariages, ils en ont recensé à peine 280 000 en 2005, ce qui représente une baisse de 30%. Lorsqu'ils se marient, les couples se décident d'ailleurs de plus en plus tard. L'âge moyen lors de la célébration a augmenté de près de six ans depuis 1970 : il est désormais de 28,8 ans pour les femmes et de 30,9 an pour les hommes. Parallèlement, le Pacte Civil de Solidarité (PACS) s'est peu à peu imposé comme une forme de conjugalité à part entière : avec, a son entrée en vigueur, 16.000 contrats conclus pour 305.000 mariages (1 pour 19) contre 141.000 contrats et 273.500 mariages en 2008 (1 pour 2).

Parmi les premières unions débutées vers 1990, qu'elles aient ou non pris la forme du mariage, 15 % ont été rompues dans les cinq ans, près de 30 % dans les dix ans. En 2005, 48,3 % des enfants sont nés au sein d'un couple qui a choisi l'union libre, contre seulement 7 % en 1970. La France, où près de la moitié des enfants naissent hors mariage, est l'un des pays européens où le déclin du modèle traditionnel est le plus fort : en Allemagne, au Portugal, en Belgique, en Espagne, plus de 75 % des enfants naissent encore au sein d'un couple marié. En Italie ou en Grèce, c'est le cas de plus de 90 % des enfants.

 

Aujourd'hui les chiffres sont spectaculaires et en disent long sur l'évolution du couple. Les familles monoparentales se font par exemple de moins en moins rares et  représentent aujourd'hui près de 20 % des ménages avec enfant de moins de 25 ans (selon une étude du Centre d'études de l'emploi (CEE)), ce qui équivaut à 1 famille sur 5.

 

 

II) La place du père dans la famille.

Au cours du siècle dernier, et particulièrement depuis les années 1950,  l’autorité paternelle a été fortement contestée et, aujourd’hui, on ne parle plus du père comme de chef de famille, mais comme un des membres de cette famille.


 Dans les années 1950, et même avant, le père était LE représentant de l’autorité dans la famille : il décidait de tout, était le seul a aller travailler, et personne ne contestait son autorité, tant au niveau des lois qu’au niveau des mœurs, très attaché a son model familial.

Mais au fur et a mesure des années, les mentalités ont changées, et les lois aussi : en effet, les femmes prennent de plus en plus d’indépendance, se détachent de leurs maris, travaillent, et contestent ;  Face a ces changements, et forcé de constater que  les lois actuelles sur le mariages ne sont plus au goût du jours, l’état français créa de nouvelles lois et s’adapta a cette nouvelle de concevoir la famille :

                        Le 4 juin 1970 : L’autorité paternelle est remplacée par l’autorité parentale ; Mais même si cette loi semble faire un grand pas en avant, elle ne concerne que les couples mariés, puisque pour les couples divorcés, c’est le père qui détiens l’autorité, et c’est a lui de prendre les décision concernant les enfants. Cette loi sera donc inadaptée, surtout au cours des années 1980, lorsque les divorces sont de plus en plus nombreux.

                        22 juillet 1987 : Loi qui doit remédier a celle du 4 juin 1970 : même en cas de divorce, l’autorité parentale est partagée entre le père et la mère, et les parents (vivant ensemble ou non) peuvent s’ils le souhaitent, exercer l’autorité tous les deux : disparition de l’autorité paternelle.

                        8 janvier 1993 : L’autorité parentale partagée est obligatoire : l’enfant doit pouvoir être élevé et par son père et par sa mère : c’est un juge qui décide de placer l’enfant chez l’un ou chez l’autre, mais seulement s’il y a non entente entre les 2 parents.

                         Depuis le  1er janvier 2005, le pouvoir paternel est encore remis en cause avec cette nouvelle loi : En effet, a partir de cette date, les parents pourront transmettre à leurs enfants le nom du père, celui de la mère ou les deux accolés. Cette modification, réclamée dès 1978 par le Conseil de l'Europe, bouleverse le modèle existant où les enfants gardaient seulement le nom de leur père,  et s'adapte aux nouvelles réalités de la famille dans laquelle on ne parle plus d’autorité paternelle mais d’autorité parentale, et où la femme prend de plus en plus d’importance. Mais en réalité, le changement n’a pas été si radical que ca puisque depuis 1985, les parents pouvaient aussi ajouter le nom de la mère au nom du père pour leur enfant.

                        Aujourd’hui, l’autorité parentales est toujours la même, mais il y a apparition de tiers (belle mère, beau père) qui peuvent aussi avoirs certains droit sur les enfants (signer une autorisation de sortie par exemple).

 

III)La place de la femme dans le couple et la famille

On constate depuis les années 1950, que la place de la femme, au sein du couple et de la famille a beaucoup évoluée. L’évolution de ces normes sociales a permis de nouvelles lois juridiques en faveur des femmes :

En 1907, la femme est autorisée à disposer de son salaire.

En 1946, elle obtiens le droit de vote.

En 1965, elle a le droit de travailler sans l’accord de son mari.

En 1975, elle a le droit de résider ailleurs qu’au domicile conjugal.

En 1985, la notion de chef de famille a totalement disparue.

Grâce à l’évolution des lois françaises concernant les femmes, celles-ci ont plus d’indépendance au sein de la famille tant dans l’éducation de leurs enfants qu’au niveau économique. Depuis trente ans, plus diplômées que leurs aînées, elles ont rejoint massivement le monde du travail, en particulier dans les emplois tertiaires (qui se sont développés, alors que l’emploi industriel et agricole diminuait)et notons par exemple que certains métiers sont aujourd’hui plus associés à des femmes qu’à des hommes (infirmière, institutrice, secrétaire etc...). Le couple dit "moderne" est donc différent de celui d’il y a 50 ans.

Le développement du travail féminin et les mouvements féministes des années 60-70 ont rendu les rapports plus égalitaires dans le couple, où les décisions sont désormais prises en commun dans de nombreux domaines. Pourtant, des inégalités dans la sphère professionnelles subsistent encore. Cependant les hommes et les femmes exercent aujourd’hui (ou sont en mesure d’exercer) des fonctions et des métiers moins différents que par le passé. En effet la quasi-totalité des métiers sont mixtes.

On constate un réel changement dans le taux d'activité des femmes en âge de travailler. Il est passé de 40 à 65 % depuis les années 70. Entre 40 et 44 ans, le taux d'activité des femmes atteint 80 %. Cependant leur taux de chômage a augmenté (il est passé de 3% à 12%) et la précarité de l’emploie est de plus en plus forte (la part des emploies occupés à temps partiel pour les femmes est passé de 13% à 30%). Notons aussi que les femmes subissent une discrimination à l’embauche : en effet, elles sont souvent moins bien payés que les hommes (les hommes gagnent environs 20 de plus que les femmes), les hommes sont engagés en priorité par rapport aux femmes (les femmes ayant droit à des congés maternité et des jours de congé supplémentaires pour leurs enfants malades, elle sont moins « productives » que les hommes) et dans les mentalités, les femmes restent moins compétentes que les hommes...

Les femmes sont donc de plus en plus présentes sur le marché du travail, et (grâce à leurs prises d’indépendance) occupent des postes de plus en plus prisés. Mais malgré ces améliorations, les femmes sont toujours mises à l’écart dans certains domaines, et la discrimination à l’embauche est toujours aussi présente.

 

Les adolescents des quartiers sensibles ayant une mère qui travaille auraient de meilleurs résultats scolaires et seraient moins tentés par la délinquance.  C’est le résultat d’une étude dirigée par Hugues Lagrange, de l’Observatoire sociologique du changement.

Pour comprendre pourquoi les adolescents des zones urbaines sensibles adoptent plus facilement des conduites déviantes (délinquance, fugues, décrochage scolaire…), ces chercheurs ont mené une étude sur des collégiens de trois zones différentes : le Val de Seine, victime de la crise de l’industrie automobile et comportant une forte population immigrée, le très cosmopolite 18e arrondissement de Paris et Saint-Herblain, ville de la périphérie nantaise possédant un important taux de familles monoparentales.

Les feux des projecteurs se sont déjà beaucoup braqués sur les effets négatifs du divorce ou de la monoparentalité. Les auteurs de cette étude explorent, eux, une nouvelle piste : les effets positifs du travail des femmes sur la scolarité et la socialisation des enfants. Les collégiens, surtout ceux dont les familles sont originaires d’Afrique sahélienne, sont fiers de dire que leur mère travaille. Ils n’ont aucune réticence à expliquer qu’elle est femme de ménage à l’hôtel Campanile ou qu’elle nettoie des bureaux. Les chercheurs ont alors comparé les progrès scolaires des collégiens avec différents facteurs : l’origine de la famille, les résultats des copains, le contexte familial, l’activité de la mère…

La conclusion est claire : dans la région de Mantes-la-Jolie, si la maman est active, les résultats scolaires sont meilleurs. L’activité des mères influe même davantage sur les résultats scolaires que les séparations ou les différences d’âge des parents. Autre découverte : il y aurait un lien « significatif » dans les quartiers sensibles d’Ile-de-France entre l’accroissement du nombre de bacheliers et la hausse du taux d’activité des femmes.

 

 

Le travail des mères de famille a également changé la vie au sein du couple et  leurs nombre d’enfants. La généralisation du couple bi actif est un élément fondamental de l'évolution de la famille. Elle est liée à l'aspiration des femmes à être autonomes, mais aussi au fait d'avoir deux salaires.

En 1968, 60 % des femmes en couple de 20 à 59 ans étaient au foyer ; en 1990, elles n'étaient plus que 30 %. Avec un enfant, 87 % des mères travaillent, avec deux enfants ; 79  %. Et à l'arrivée du troisième, 44 % restent actives.

On constate que le nombre d’enfants et le taux d’activité des femmes et fortement lié. Ils ont des déterminants communs et s’influencent mutuellement. Il est donc difficile de dire a priori si le choix de travailler ou non est une cause ou une conséquence du fait d’avoir un certain nombre d’enfants.

Une étude publiée en 2001, par l’INSEE, prévoit d’ici 2030, une baisse du nombre d'enfants par femme. L'âge de la maternité va continuer son long recul pendant dix ans encore, du fait notamment de la durée des études, qui continue à s'allonger. Ainsi, en 2000, la moitié des femmes donnant naissance à un premier enfant avaient moins de 26 ans. En 2010, cet âge devrait passer à 27 ans.

Deux autres évolutions auront un impact plus fort qui se traduiront par une descendance finale inférieure à 2 enfants. Tout d'abord la hausse du nombre de femmes sans enfants à 45 ans, qui devrait s'élever à 17 % pour les femmes nées entre 1970 et 1985 (contre 11 % pour celles nées en 1940 et 14 % pour la génération 1960). Mais, surtout, l'accroissement du nombre des ruptures aurait une incidence particulièrement sensible. Selon les modes de vie des années 90, ce sont 40 % des couples qui se séparent, près des deux tiers d'entre eux rompant avant dix années de vie commune. Or les femmes qui vivent une rupture ont moins d'enfants que celles qui ne connaissent pas de rupture (1,7 enfant, contre 2,2). L'âge de la maternité va continuer son long recul pendant dix ans encore, du fait notamment de la durée des études, qui continue à s'allonger. Ainsi, en 2000, la moitié des femmes donnant naissance à un premier enfant avaient moins de 26 ans. En 2010, cet âge devrait passer à 27 ans.

On remarque également que le travail des femmes et leur plus grande liberté au sein du couple est un facteur du divorce. On assiste à l’apparition des familles monoparentales.

Le nombre de femmes élevant seules leurs enfants, est proche de 2 millions, sur un total de 16 millions de familles françaises. Selon un récent rapport, 1 femme sur 3 ou 4 se trouverait désormais, au moins une fois dans sa vie, dans la situation d’élever seul son ou ses enfants de moins de 25 ans et cela, pendant une durée moyenne de 5 ans. Le phénomène, apparu d’abord dans les grandes agglomérations à cause des divorces et du chômage, touche maintenant aussi - en augmentation de 27 % en 10 ans - les petites villes et les zones rurales. Plus grave encore : il s’accompagne d’une pauvreté croissante. Selon l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion, plus de la moitié des familles pauvres sont des familles monoparentales.

 

On peut en conclure que depuis la fin de la seconde guerre mondiale et surtout depuis les années 70 que le mode de vie des femmes, leur statut dans le monde du travail, la place au sein de la famille et leur nombre d’enfant résultant de ses changements a beaucoup évolués.

 

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